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Le bilan de la délinquance en Corrèze en 2011

Les chiffres de la délinquance ont été présentés en conférence de presse mercredi 18 janvier 2012.

Après une stabilisation en 2010, le nombre de faits constatés est en recul en 2011 en Corrèze.

Le nombre de faits constatés en 2011 est en recul  en Corrèze (- 211 faits, soit - 2,65 %, - 0,34 % au plan national).

Les escroqueries et infractions économiques et financières baissent, cette tendance s'accentue en effet en 2011 au niveau départemental (- 4,12 % en 2010, - 11 % en 2011), ce qui conforte les campagnes d'information menées tant par la police que par la gendarmerie pour sensibiliser le public, notamment aux dangers d'internet.

Les atteintes volontaires à l'intégrité physique (violences physiques, menaces de violences et violences sexuelles) poursuivent leur décrue en 2011 (-2,97 %), contrairement à la tendance nationale (+ 0,1 %). Parmi ces infractions, les violences intra familiales reculent de 10 faits passant de 339 à 329. Au sein de cette problématique, le sujet des violences faites aux femmes est désormais traité au sein de la commission dédiée aux violences faites aux femmes co-présidée par le préfet et le procureur de la République.

Les atteintes aux biens qui en 2010 souffraient de la hausse des cambriolages (+ 175 faits) sont en recul de 1,1 % en 2011. L'évolution au plan national est de - 1,74 %. Il convient cependant de préciser que le taux national de 34,07 faits pour 1000 habitants reste cependant bien supérieur à celui du département (18,86 faits).

Le taux d'élucidation global s'établit à 41,69 %, ce qui constitue une légère hausse (+ 0,3). En clair, dans près d'un cas sur deux, les auteurs présumés sont identifiés. Ce taux est supérieur de 3 points à la moyenne nationale qui s'établit à 38,62 %.

Comment expliquer la baisse des cambriolages cette année en Corrèze ?

Le nombre de cambriolages en Corrèze avait augmenté de plus de 30 % en 2010. Il est en recul de 6,28 % en 2011. Cette tendance s'affirme en zone gendarmerie (- 91 faits, soit - 21,93 %). En revanche, on enregistre 44 faits de plus en zone police (+ 13,17 %) où la hausse est cependant moindre qu'en 2010 (+ 101 faits soit + 37,45 %). Le taux départemental de 1,36 vol par effraction de résidences principales et secondaires pour 1000 habitants place la Corrèze au 5ème rang des départements les plus sûrs de France en la matière. Ce type de vol augmente de 16 % au plan national alors qu'il recule de 3,23 % en Corrèze.

Pour lutter contre les cambriolages, les services en charge de la sécurité ont mis en oeuvre un certain nombre de mesures, notamment :

  • Un suivi statistique quotidien des chiffres et de la géographie des faits constatés qui permet d'orienter l'action des services de manière immédiate lorsqu'une tendance à la hausse est enregistrée ;
  • Un suivi des modes opératoires permettant des rapprochements éventuels ;
  • Une augmentation de la présence sur la voie publique grâce notamment à des opérations de sécurisation conjointes police/gendarmerie sur des zones particulièrement concernées par le phénomène ou lors de périodes particulières (fêtes de fin d'année), au renforcement du dispositif des patrouilleurs, au recours à des réservistes et au recrutement d'adjoints de sécurité (8 en Corrèze en 2011) et de gendarmes adjoints volontaires ;
  • L'expérimentation sur le bassin de Brive depuis février puis la généralisation en octobre à l'ensemble du département du dispositif "Alerte commerces 19".

Sécurité routière

Les chiffres de l'année sont très positifs, qu'il s'agisse du  nombre d'accidents (- 16), de blessés (- 23) et de tués (- 5). Il s'agit pour le département de la 4ème année consécutive de baisse du nombre des tués (26 en 2008, 24 en 2009 et 23 en 2010) et du nombre de morts le plus faible enregistré depuis 1998.

C'est le résultat du travail de prévention au quotidien de la mission sécurité routière, des intervenants départementaux de sécurité routière (I.D.S.R.), des collectivités locales gestionnaires de voirie et des forces de l'ordre et des associations. C'est aussi le résultat du travail de contrôle mené au quotidien avec plus de 10 125 contrôles vitesse, alcool et stupéfiants effectués en 2011 (10 091 en 2010).

En 2011, ont été mis en fonction :

  • 5 radars pédagogiques (Allassac, Cosnac, Cornil, Lagarde-Enval et Rosiers d'Egletons),
  • 1 radar feu rouge, en plus des 4 déjà mis en service en 2010,
  • 2 radars vitesse fixes (un sur le contournement nord de Brive et l'autre sur l'autoroute A 89),

ce qui porte à 25 le nombre de radars sanction installés. Les radars vitesse ont relevé 63 315 infractions en 2011, les 6 radars mobiles 27 665, soit au total plus de 90 000 infractions, les radars feu rouge 5 200.

Ces chiffres nous encouragent à continuer à oeuvrer à la modification du comportement des conducteurs, tant par la prévention que par la répression des infractions constatées.

Quel est l'engagement de l'Etat en matière de prévention ?

L'Etat s'engage financièrement :

  • 77 000 € pour le Plan départemental d'actions de sécurité routière (P.D.A.S.R.) : au total 115 actions (62 en 2010) ont été financées au titre du P.D.A.S.R. en 2011. Elles concernaient un ou plusieurs des 5 enjeux du Document général d'orientations (D.G.O.) 2009-2012 de la Corrèze : alcool, 2 roues motorisés, jeunes, vitesse et seniors. En 2011, le P.D.A.S.R. a accordé une large part aux actions à destination des jeunes (75%), puisque c'est bien en intervenant très tôt dans les établissements scolaires qu'on pourra lutter durablement contre les mauvais comportements sur la route ;
  • 81 000 € pour le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (F.I.P.D.). Ont été ainsi financés : des actions d'insertion sociale et d'accompagnement de jeunes en difficulté, un poste d'éducateur de rue chargé du suivi des jeunes en errance, des groupes de parole destinés auteurs de violences intra-familiales et aux auteurs de violences sexuelles dans le cadre de mesures alternatives aux poursuites, une action d'insertion des jeunes sous main de justice, d'un poste de référente pour l'association SOS violences conjugales et une association assurant le suivi des victimes au cours de la procédure judiciaire.

Au-delà de l'aspect financier, l'Etat accompagne les collectivités dans les démarches mises en oeuvre en matière de prévention. C'est ainsi que le préfet a participé en 2011 aux réunions plénières des trois Conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (C.L.S.P.D.), instances de coordination locale de tous les acteurs de la prévention et de la sécurité mis en place à Brive, Tulle et Ussel.

L'Etat accompagne également d'autres actions innovantes telles que le dispositif "Alerte commerces 19", mis en oeuvre en partenariat avec la Chambre de commerce et d'industrie territoriale de la Corrèze qui, en 2012, sera co-financé par l'Etat au travers du F.I.P.D.